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La genèse du projet

Autrefois, ce site n’était qu’un vaste ensemble de près et de terres agricoles appartenant à la Ferme Dieuzy.

La commune souhaitait redonner une place visible à l’eau dans le paysage en rouvrant le ruisseau des Vallasses. Les études ont toutefois révélé que son lit, trop profondément encaissé, ne permettait pas une telle réouverture.

Plutôt que d’abandonner cette idée de renaturation, la ville a décidé de s’appuyer sur la force expressive du terrain : un vallon aux formes douces, traversé de pentes et de reliefs marqués.

Le projet s’est alors organisé autour de deux entités qui structurent le site : une partie basse proche du paysage naturel et un plateau urbain tourné vers la ville.

La partie basse

Dans la partie basse, les chemins se déploient en courbes souples, épousant les ondulations du vallon. Ils invitent à une progression lente, presque contemplative, où chaque détour révèle un point de vue différent.

Ces cheminements ont été conçus pour être accessibles à tous, permettant aux visiteurs de découvrir le site sans effort.

Le mobilier adopte une esthétique volontairement discrète : bois brut, copeaux, textures simples qui se fondent dans le décor.

Les prairies fleuries alternent avec des zones tondues plus régulières, formant un patchwork végétal qui change de couleur, de hauteur et de densité selon les saisons.

Les sentiers eux-mêmes évoluent avec le temps : certains s’effacent légèrement sous la végétation, d’autres se renforcent sous l’usage, créant un paysage mouvant et spontané.

La partie haute – le plateau urbain

Plus en hauteur, le plateau offre une vision panoramique sur l’ensemble du vallon. De ce belvédère naturel, on perçoit la diversité des reliefs, les transitions entre zones ouvertes et espaces plus intimes, ainsi que les variations de lumière au fil de la journée.

Cet espace, plus structuré, accueille les activités sociales et sportives : des tables de ping-pong en plein air, un terrain de foot polyvalent, une zone dédiée à la pétanque.

Le terrain de foot joue un rôle central et multiple : selon les usages, il se transforme en scène, en gradins improvisés pour un repas partagé ou en lieu de rassemblement.

Rien n’y est figé : le plateau se réinvente sans cesse, modelé par les pratiques des habitants et des visiteurs.

Un verger hommage

Sur une zone légèrement en retrait, la ville a aménagé un verger en hommage à Madame Colette Nouvel-Rousselot, maire de Touques de 2008 à 2024.

Son souhait de planter des oliviers a été respecté et enrichi par l’ajout d’espèces fruitières locales : pruniers, cerisiers, pommiers… Ces arbres dessinent un paysage nourricier qui fait écho aux vergers traditionnels du Pays d’Auge.

À maturité, les branches se chargent de fruits que les visiteurs peuvent cueillir librement, donnant au lieu une dimension sensorielle et participative. Le verger devient ainsi un espace de goût, d’ombre, de parfum, et un symbole de mémoire.

La résilience du parc

Aujourd’hui, le parc fonctionne comme un paysage vivant capable d’absorber et de gérer l’eau sur place. Ancienne friche urbaine, il accueille désormais un système de noues et de prairies inondables qui retiennent, filtrent et restituent l’eau naturellement.

Plutôt que de canaliser ou d’imperméabiliser, la ville a choisi d’accompagner les processus naturels : l’eau circule, stagne, disparaît, revient, transformant régulièrement l’aspect du site.

Le maintien du terrain de foot et des espaces de pique-nique ancre le parc dans ses usages quotidiens, offrant un équilibre entre nature et convivialité.

Cette approche douce et écologique renforce la résilience du quartier tout en créant un parc évolutif, où les reliefs, la végétation et l’eau composent un tableau changeant au fil des saisons.